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Le printemps était si beau sous le ciel d’Ile de France.

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Une semaine de soleil, comme un petit air de vacances.

Tiens, les vacances, quelle bonne idée !

Le TGV file vers le Sud.

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Passé Lyon, les paysages commencent à changer, les vergers envahissent la plaine et la garrigue annonce la Provence.

Les villages lumineux bordent le Rhône,

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 la Durance est claire et tumultueuse, puis Marseille et la lumière qui devient éblouissante, comme Les roches blanches des calanques.

 Le train ralenti ; après Toulon il longe la côte rouge de l'Esterel,

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offrant un aperçu des villas de rêve perchées sur leurs promontoires face à la Méditerranée.

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Enfin Cannes !

Juste le temps d’attraper le petit train qui mène à Vintimille, pour descendre à la station d’après, Golfe Juan.

Retrouver cette petite station balnéaire, villégiature de mes souvenirs d’enfance.

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Longer le port, arriver vers la plage, et refaire connaissance avec l’appartement surplombant la mer.

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Au large, à droite, les Iles de Lérins qui font face à Cannes.

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 A gauche, au-delà du port, Juan les Pins et le Cap d’Antibes.

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Et cette lumière franche, chaleureuse dès le matin, qu’on ne retrouve qu’ici.

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En pénétrant dans la résidence, être assaillie par le parfum familier des eucalyptus, auquel se mêle celui des haies de thuyas. Je suis sensible aux odeurs, aux parfums. Mes souvenirs olfactifs sont aussi puissants que mes souvenirs visuels.

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Mes vacances à Golfe Juan, à Pâques, à la Toussaint, commençaient toujours par ouvrir grand la fenêtre de la voiture dès que nous passions Cannes, pour sentir l’odeur des eucalyptus sur la corniche qui mène à Golfe Juan.

La douce odeur qui annonçait officiellement le début de ces petites vacances lumineuses, nautiques, joyeuses.

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J’ai dû être koala dans une vie antérieure, tant je suis amoureuse du parfum de ces arbres élancés aux longues feuilles qui embaument.

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J’ai renoué avec des sensations enfouies pendant tout ce temps où je snobais un peu la Côte d’Azur, trop surpeuplée et superficielle à mon goût. J’avais oublié à quel point, malgré l’urbanisation à outrance, elle pouvait être belle, et surtout à quel point elle était la gardienne de souvenirs heureux.

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Il fallait rattraper le temps perdu, et faire découvrir cela à la génération d’après.

Je leur avais déjà raconté mes parties de pêche aux gobies dans le port de Golfe Juan avec mon cousin Didier, mon presque jumeau. 3 semaines d’écart nous séparent, et tellement de souvenirs nous rassemblent. Nous passions nos journées à crapahuter dans les rochers de la digue, à admirer les yachts, à pêcher.

Ils avaient aussi eu droit à mes souvenirs d’exploits en roller sur la promenade, avec ma copine Nadine que j’emmenais avec moi à presque toutes les vacances (j'ai des parents formidables !).

Je leur racontais les balades dans la colline avec Maman, pour admirer les villas avec vue. Il fallait grimper les sentes raides, un peu essoufflées, mais quelle magie de contempler la baie, de jeter un œil sur l’univers luxueux des villas imposantes.

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Et les récits des virées en voilier avec Papa, mes frères, Oncle Franck et les cousins, assise à la proue. Des mouillages entre Sainte-Marguerite et Saint Honorat, des balades sur les îles.

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Aller chercher le miel au monastère de Saint-Honorat dans la quiétude et la sérénité du cœur de l’île.

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Puis retrouver le vent du large à la pointe de l’île, et s’en retourner vers le bateau et les eaux cristallines.

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En marchant dans les allées d’eucalyptus et de pins maritimes de Sainte-Marguerite,

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j’ai fait le plein de sensations familières,

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gravées au fin fond de ma mémoire qui était ravie de les voir remonter à la surface.

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Nous avons pique-niqué dans une petite crique aux eaux claires, à l’ombre d’un pin.

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Sillonnant les sentiers forestiers, longeant la passe entre les îles où les eaux forment un camaïeu de bleus, des saphirs profonds aux turquoises lumineux.

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Renouer enfin avec la Croisette, marcher sur les pas des stars en longeant le Carlton, le Majestic, le Martinez, tous ces palaces mythiques qui bordent le front de mer, jusqu’au Palais des Festivals.

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Cannes est unique.

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Pas vraiment belle, mais effervescente, entre luxe et touristes flânant sous les palmiers.

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S’amuser de la mine mi-blasée, mi-intriguée des ados sur la Croisette, arborant une allure décontractée derrière leurs lunettes de soleil miroir.

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Et parce qu’on le vaut bien, s’offrir un goûter sur la terrasse du Carlton, merveilleusement ensoleillée !

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 Fous-rires en pagaille, desserts délicieux, et cup of tea so chic !

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 Mes ados ont pris goût à cette atmosphère si particulière de la Côte d’Azur,

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et se verraient bien revenir pour le Festival de Cannes…

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Et hop ! Un petit tour chez Chanel en attendant !

La Dolce Vita !

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