Hérisson

La nouvelle année, ses bonnes résolutions que l'on prend, enthousiaste, égayée par les coupes de champagnes (Ruinart chez moi), au soir du 31 décembre, et qui resteront lettre morte dès la fin du mois de janvier, si ce n'est avant.

Pourquoi ? Avant, je me serais fustigée inutilement, rajoutant à ce vague sentiment de honte, un certain découragement face à cette velleité que je crois n'être que mienne.

Dans ces cas-là, on oublie souvent de regarder autour de soi pour constater que ladite velleité est un défaut partagé par 99,9 % de la population semble-t-il.

Mais est-ce si dramatique que cela ?

L'avantage, en avançant en âge, c'est que l'on acquiert une certaine sagesse, voire une (presque) philosophie de vie qui permet de ne pas prendre au tragique le fait de ne pas se remettre au sport aussi intensément qu'on l'aurait voulu, ou toute autre bonne résolution qui pointe le bout de son nez chaque année (je suis sûre que vous avez les vôtres, récurrentes à souhait !).

Il y a une espèce de bon sens qui se met en marche dès que les premiers signes d'auto-flagellation apparaissent, et qui vous permet d'estomper les sentiments d'insatisfaction en regardant bien droit dans les yeux la réalité de sa vie.

Et oui, j'aimerais être parfaite, je suis même un peu trop exigeante avec moi-même et avec les autres, mais je me soigne !

J'avais eu la chance de participer, il y a quelques temps, à des séances de développement personnel selon la méthode Schultz.

Et l'un des premiers enseignements était d'être indulgent envers soi-même, de se protéger, de se chouchouter, de mettre en pause ses conflits intérieurs pour mieux se concentrer sur son bien-être.

Cela commençait par l'apposition de ses deux mains sur le coeur et le ventre, en gestes protecteurs, pour recentrer son énergie et se concentrer uniquement sur soi, en se déconnectant de ce qui nous entourait. Ces gestes, je les fais toujours, le soir, en me couchant, pour apaiser la machine et la mener vers le sommeil (#vivelesinsomnies).

Un autre enseignement que j'applique de plus en plus, est la méthode Kaisen, celle des petits pas (rien à voir avec la photo !).

 

 

Chaussures géantes

Sculptures de Joana Vasconcelos - Chateau de Versailles

Le changement ("kai") bon ("zen"), en japonais.

Une sagesse orientale, inspirée de Lao Tseu et de sa fameuse citation : "un voyage de mille lieues commence toujours par un pas".

Le fondement est simple : ne pas chercher à tout transformer brutalement, radicalement, mais améliorer son quotidien, s'améliorer aussi, graduellement, par petites touches, par petits enjeux, facilement atteignables.

Mieux qu'hier, moins bien que demain, telle est la devise.

Kaisen se décline à l'infini, dans notre quotidien, pour soi-même ou pour ses proches.

Une méthode simple pour ne pas se décourager et enfin concrétiser ses résolutions. 

En clair, aller doucement et sûrement vers l'objectif. Une aberration dans notre monde pressé !

Pédagogie positive-001

En pédagogie aussi cette méthode fait ses preuves. Je vous recommande l'ouvrage de deux psys super drôles, (Audrey Akoun et Isabelle Pailleau) deux mamans qui ont écrit la Pédagogie Positive. Cet ouvrage est une mine d'info et de bonnes pratiques d'apprentissage (avec notamment les fameux Mind Maps que j'adore, je vous en reparlerai). Allez voir leur site, la Fabrique à Bonheurs, un petit concentré d'enthousiasme, de bon sens, et de bonne humeur.

 Je vous laisse, il faut que j'avance d'un pas !

Ronde de chaussuresShoes by Annabel Winship