Depuis Tarifa, on aperçoit la côte africaine si proche, qui se détache dans la brume de chaleur.

Côte africaine vue de TarifaUne demi-heure de bateau, et le dépaysement est garanti.

14 kms séparent le Maroc de l’Espagne, et cela suffit à vous faire basculer dans un autre monde.

Tanger

Tanger, la ville bleue, celle qui fascinait Matisse et dont on retrouve le bleu puissant dans nombre de ses toiles.

On cherche les traces de Paul Bowles, le Tanger qu'il décrit comme une ville qui hypnotise par sa lumière.

Une maison de la Médina

Cette ville offre des visages très différents.

Un minaret - Effet Lomo

Les portes de Tanger

Les quartiers populaires où les maisons s’entassent les unes sur les autres et où le linge sèche au vent du large, sur les terrasses.

Vue depuis les tombes phéniciennes - Lomo

Les beaux immeubles travaillés au sortir de la Casbah.

Beaux immeubles 2

Beaux immeubles

Les quartiers chics du gouverneur, du palais royal, le quartier français ou américain, là, les pelouses sont dignes d’un green de golf, tout est propre et ordonné.

En chemin vers le cap Spartel, cette vision d’une ville tirée à quatre épingles avec ses villas surplombant la mer, avec une vue à couper le souffle, laisse planer un doute. Est-ce partout pareil ?

Le cap Spartel a des airs méditerranéens, bien que tourné vers l’Atlantique. Entre eucalyptus, pins maritimes, cactus, la végétation est luxuriante.

Cap Spartel

De retour en ville, on trouve enfin ce que l’on était venu chercher : le dédale des rues commerçantes du Souk ou de la Médina, un palais de sultan des milles et une nuit, et son jardin à la fraîcheur bienfaitrice dans la chaleur de l’été, les minarets des mosquées…

Le Palais du Sultan

Le jardin du Sultan

Fruit

Le minaret

Dans le labyrinthe des rues tortueuses, le bleu est partout, sur les portes, sur les murs, dans les céramiques qui ornent le palais ou le simple montant d’une porte d’entrée.

La rue bleue

Dans les rues de la Médina

Les carreaux de céramiques sont partout, jusqu’aux plaques des rues qui habillent joliment les murs mêmes délabrés.

Céramiques

Rue des Oranges

L’ambiance est mystérieuse…

Dans les rues

Dans le dédale des rues

L’étroitesse des rues sombres qui semblent ne mener nulle part mais finissent toujours par vous amener vers la lumière éblouissante de l’été…

Discussion dans les rues de la Médina

…le calme des rues de la haute ville, où les chats paressent au milieu du chemin et les vieux refont le monde à l’ombre d’un bougainvilliers loin de l’agitation du Souk,

Voir sans être vu…les passages sombres où les passants semblent des ombres. On se sent épié depuis les fenêtres grillagées et les moucharabiehs.

Dans la Casbah

Plus on approche du Souk, plus les rues sont animées. Marchands ambulants qui vous assaillent, vendeuses d’herbes aromatiques ou de figues de barbarie installées à même le sol, échoppes à touristes, ou bazars où se cotoient les djellabahs.

Le magasin de djellabahs

L’atmosphère devient plus oppressante dans ce fouillis où l’on trouve de tout et de rien, le meilleur comme le pire, de belles lanternes en fer forgé ou d’affreuses contrefaçons…Sans cesse sollicités, nous finissons par nous lasser de cette agitation.

Taxi moto

L’heure de rejoindre le port a sonné pour prendre le bateau du retour, et nous quittons sans regret le Souk.

Depuis la mer, même la côte parait bleue elle-aussi.

En quittant la côte africaine2

A l’entrée du port de Tarifa, la statue du Christ nous rappelle que nous sommes de retour dans la très catholique Espagne.

En sortant du port de Tarifa

Je regrette de n’être pas restée un jour de plus et de n’avoir fait qu’une visite au pas de course. Cette ville offre sans doute beaucoup plus que ce que l’on a pu découvrir…

Bougainvilliers et lanterne de la Médina