Philharmonie de Paris

La Philharmonie de Paris...

J'ai travaillé sur ce dossier pharaonique depuis 2010, sur la partie en infrastructure de ce monument dédié à la musique, tant attendu !

Je n'avais pas pu assister à la répétition générale en janvier dernier, à mon grand regret, et depuis, j'avais essayé de réserver des places pour aller écouter la sublime Hélène Grimaud, en vain, tout était réservé depuis plus de huit mois !

Mais je savais que je ne tarderai pas à découvrir le lieu car je n'aurais manqué l'expo, David Bowie is, pour rien au monde !

David Bowie is 2

En réservant nos places, il y a plus d'un mois, j'avais oublié que ce dimanche-là, le Marathon de Paris bloquait la ville ! Mais pour une fois, peu importait les embouteillages, nous étions prêts à patienter pour rejoindre la Porte de Pantin, soit à peu près l'opposé de chez nous !

Pour éviter la foule, j'ai ma tactique pour ce type d'expo : je réserve à 13 heures, espérant que l'appel du ventre des milliers de visiteurs les aura fait déserter les lieux. C'était presque le cas...

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L'expo chemine le long de la vie de Bowie, de ses débuts timides à l'explosion artistique des seventies. Nous flottons dans l'univers galactique et psychédélique, entre Space Oddity et l'apparition de Ziggy Stardust chantant Starman, pour comprendre ce qui a bouleversé des milliers d'adolescents et replonger dans les tubes mythiques. Bowie, c'est un peu un retour vers mon enfance, un personnage sulfureux qui fascinait.

J'étais trop petite pour entendre son message, mais j'aime depuis toujours son univers fantastique et parfois effrayant.

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L'originalité de l'expo, c'est qu'elle rassemble toutes les pièces d'archives du chanteur, qu'il a conservé depuis toujours, du paquet de Gitanes sur lequel il a dessiné, aux costumes de scènes délirants. Ses notes, les paroles de ses chansons les plus célèbres griffonnées sur des pages déchirées. Ses peintures aussi.

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C'est un artiste qui refuse d'être cantonné dans la musique, qui a puisé ses inspirations dans la lecture, le théâtre, le mime qu'il a appris dans les années 60 et qui marque son goût pour le maquillage.

Il se crée des doubles, se perd parfois et peine retrouver sa vraie personnalité dans les brumes de la drogue.

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On comprend le désarroi dans lequel les parents d'ado des années 70 ont dû être plongés en regardant l'idole de leurs enfants, clown effrayant et génial !

J'ai adoré le petit reportage à la fin d'un de ses concerts, époque grandiose de Ziggy Stardust, où des mamies sont interviewées, enthousiasmées d'avoir quitté l'ordinaire de leur maison de retraite pour voir cet ovni !

Une balade musicale de deux bonnes heures, casque sur les oreilles, entre reportages de Bowie, de son entourage, extraits de concerts, extraits de films. Je me suis amusée à observer les gens, de tous âges. Des soixantenaires nostalgiques qui fredonnaient les paroles avec ferveur, aux enfants éblouis par ce drôle d'énergumène habillé en extra-terrestre.

Les miens chantaient Rebel Rebel d'un air inspiré, et moi je leur répondais We can be heroes, just for on day !

L'idée géniale de la fin de l'expo, la grande salle David Bowie on stage, plongée dans la pénombre, un concert à 360 °, des sièges où s'allonger et tout le monde qui chante autour...

 Pour découvrir un peu plus sur l'expo, suivez ce lien Philharmonie de Paris !