Un samedi matin, les brumes du sommeil se sont évaporées, le soleil d'automne est déjà haut et réchauffe timidement les quelques feuilles qui ont résisté au vent.

Dans l'entrée de l'immeuble, je remarque un mot accroché un peu de travers, maladroitement.

Curieuse comme toujours, je m'approche pour voir d'un peu plus près quel message la copropriété nous fait passer, et, surprise, il s'agit d'un poème, un poème de mon facteur...

Poème du facteur

Dans l'allée de la résidence, je croise le poète qui distribue le courrier, entre factures, courriers administratifs, peut-être y aura-t-il une missive manuscrite qui me sera destinée, comme aux temps heureux où les lettres étaient plus nombreuses que les mails.

Je lui demande si ce beau poème est de lui.

Me remerciant, il me dit cette phrase merveilleuse : "j'aime écrire...".

Jolie destinée qu'aimer écrire et colporter l'écriture.