Les articles que je préfère dans les Petites Affiches, journal de droit que je consulte tous les jours, sont ceux sur l'art, les ventes aux enchères, ou les restos ! Mais, chut ! Il ne faut pas le dire, et je vous rassure, je lis le reste aussi, enfin pas tous les articles...

En juin, un article a  attiré mon regard tandis que je feuilletais le journal : Marie- Madeleine ou Artémisia abandonnée.

In my daily law journal I receive everyday at the office, what I like best are the pages on art, auctions, restaurants ! But don't tell it! I read of course the rest of the journal, or most of it....

Last June, my attention was caught by an article called : Maria-Magdalena or forsaken Artemisia.

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Artemisa GENTILESCHI, je me suis alors souvenue de ce livre d'Alexandra LAPIERRE : Artemisia, un duel pour l'immortalité.

J'aime les romans d'Alexandra LAPIERRE. Sa documentation est toujours rigoureuse et les sujets et les personnages qu'elle choisit souvent peu connus, mais qui méritent largement de les découvrir.

J'avais dévoré la biographie qu'elle avait faite de Fanny STEVENSON.

J'ai découvert avec curiosité la vie de la peintre Artemisia GENTILESCHI, au destin exceptionnel, née à la fin de la Renaissance.

Peignant depuis l'enfance, elle apprit l'art auprès de son père Orazio GENTILESCHI, ami du CARAVAGE, dont la peinture a largement inspiré Artemisia à ses débuts. A 17 ans, elle signe sa première oeuvre reconnue, Suzanne et les vieillards, aidée par son père. Elle apporte aussi sa touche à la peinture de ce dernier, en lui donnant plus de réalisme grâce à ce qui fera sa marque de reconnaissance, le clair-obscur.

I then remembered a book I've read  : Artemisia, a duel for eternity, from Alexandra LAPIERRE.

I like her novels. She is always seeking for rigourous documentation on the subjects and characters she writes about. And she often chooses to write on barely known yet interesting people, who deserve to be discovered.

I litteraly ate up the biography she wrote on Fanny Stevenson.

Hence, I was eager to read her description of the life of painter Artemisia GENTIILESCHI, a woman of exceptionnal destiny, born at the end of Renaissance.

Artemisia painted since she was a child, and learnt her art from her father, painter Orazio GENTILESCHI, a closed friend of CARAVAGE whose paintings widely inspired her at her beginnings. She was only 17 when she executed her first recognized painting, "Suzanne and the elderly", with the help of her father. She also brought her personnal touch to her father's paintings, making them more realistic as she used her famous chiaroscuro.

Suzanne et les Vieillards

Comme elle ne peut accéder aux Beaux-Arts, interdit aux femmes, son père la confie à un précepteur privé peintre de ses amis, Agostino Tassi, par qui le malheur arrive. Il abuse de la jeune fille, la traumatisant à vie. Afin de sauver la réputation de la jeune fille, Tassi promet de l'épouser, mais ne respecte pas son engagement, forçant le père d'Artemisia à porter l'affaire devant le tribunal papal.

Les traces de ce traumatisme se ressentent dans son art, beaucoup de ses héroïnes ont subi des violences dont elles se vengent, telle Judith décapitant Holopherne, un de ses plus célèbres tableaux.

Artiste reconnue en son temps, elle s'installa à Florence, puis Rome et Venise, avant de finir sa vie à Naples.

C'est pourtant une artiste méconnue à notre époque, malgré quelques expositions qui lui ont été consacrées, dont une au Musée Maillol à Paris il y a deux ans.

Grâce à Alexandra LAPIERRE, j'ai découvert cette artiste et sa vie mouvementée et romanesque.

Je vous recommande ce livre. Nul besoin d'aimer la peinture de cette époque, dont je ne raffole pas particulièrement, mais l'intérêt historique, le charme et le courage de cette femme vous font dévorer cet ouvrage.

As she cannot have access to the Academy of Arts, forbidden to women, her father gave her a personal art teacher, Agostino Tassi, from whom the tragedy came. He raped the young girl, traumatising her for the rest of her life and ruining her reputation. He promised he would marry  her but didn't respect his commitment, forcing father and girl to sue him before Papal's court.

Traces of her traumatism can be detected in her paintings, as many of the heroines she painted were violented and willing to take revenge, just as "Judith and her servant decapitating Holophern", one of her most famous paintings.

She became famous, from Florence to Roma, Venice, and finally Naples where she ended her life.

But she is barely known now, despite few exhibitions of her paintings, such as the one which took place 2 years ago in Paris at Musée Maillol.

Thanks to Alexandra LAPIERRE, I was able to discover this artist and her tormented and romantic life.

I truly recommand this book. You don't need to be found of paintings from this period, I'm not personally really keen on them, but historical interest and this charming and courageous woman make you avidly read her story.