Parasol jaune

English translation below...

Petite semaine de vacances hors du temps, loin de l’agitation de la ville.

Petite semaine pour pleinement mettre à profit ma volonté de ralentir un peu le rythme, lâcher le stress en chemin entre Paris et Lyon.

Petite semaine à buller au bord de la piscine en savourant chaque seconde de ce beau temps, de cette chaleur qui m’a tant manquée.

Comme j’ai toujours mauvaise conscience de partir comme ça, en plein tourbillon des dossiers, j’avais emmené dans ma valise un peu de lecture juridique, me disant que je prendrais le temps de parcourir ce bail commercial concocté par ma holding et que je dois analyser avant le départ pour les « Grandes Vacances ».

lectures

Mais comme j’avais aussi glissé des bons bouquins que j’avais envie de dévorer, la tentation était grande, si grande de laisser de côté le bail et autres revues juridiques…

IMG_1875

Je suis la reine de la procrastination !

Chaque jour, alors que le soleil chauffe la plage de la piscine et que je me glisse sous le parasol pour bouquiner,  j’apporte avec moi le fameux bail et ce livre recommandé ici, et qui était sagement rangé dans ma bibliothèque depuis longtemps.

farniente

Chaque jour, consciencieusement, je parcours deux pages du bail, le trouvant bien ennuyeux et n’arrivant pas à faire des remarques pertinentes. Me tournant alors vers Jonathan Coe, je m’abandonne avec délices et entre deux baignades, au récit de Rosamond.

work in progress

Je me sermonne mollement, mais Rosamond, Imogen, Gill et les autres remportent toujours le match point.

J

La semaine s’achève, le bail en est toujours à la page 10 et The rain before it falls est terminé depuis 2 jours. J’ai dévoré ce récit familial poignant,  refermant à regret ce livre.

Impossible de lâcher cette histoire. Les secrets de famille, toujours eux, remontent doucement à la surface, au gré des photos décrites par Rosamond dans des enregistrements qu’elle a faits peu avant sa mort et qui sont destinés à Imogen, une jeune femme dont la famille a perdu la trace et se souvient à peine.

On comprend la curiosité qui tourne à l’avidité, de Gill et ses filles pour connaître cette partie de l’histoire familiale ignorée.

Entre les années 50 et maintenant, un demi-siècle de non-dits, de peines cachées dans ce secret, de regrets aussi.

Un livre émouvant et magnifique.

The Rain before it falls (la pluie avant qu'elle tombe) by Jonathan Coe

ombre des palmiers

Alors, j’ai procrastiné avec beaucoup de bonheur, m’abandonnant à cette belle lecture.

Tant pis pour le bail, il attendra mon retour au bureau…

Pusignan

A short week out of time and off  the agitation of the city.

A short week to definitely slow down and throw away all my stress, on my way between Paris and Lyon.

A short week of idleness by the swimming pool, enjoying each second of this wonderful weather and heat I’ve missed so much.

As usual, I felt guilty as I left the office in the middle of the turmoil, and as usual I have packed my suitcase with files and law reviews, convincing myself that I would have plenty of time to read that commercial lease prepared by my holding, and that must be read before the Great Holidays in august.

But as I have also packed books that I wanted to read for a long time, temptation was huge to set aside this lease and other law readings.

I am the Queen of procrastination…

 Every day as the sun heats the deck around the swimming pool, I lay under the parasol with said commercial lease and this book and which was gently waiting for me on my bookshelf.

 Every single day, I thoroughly read 2 pages of the lease, and getting bored quickly with no relevant remarks coming to my mind, I leave it and turn to Jonathan Coe.  Alternatively swimming and reading, I let Rosamond tell me her story.

 I try to reason myself, not vigorously though, but Rosamond, Imogen, Gill and the others always gain the match point.

 And, as the week ends, lease is at a standstill on  page 10, and The Rain before it falls is soon  finished.

 I literally ate up that compelling family story, turning the last page regretfully.

 Impossible for me to leave Rosamond’s story. Family secrets, as always, are popping up to the surface as she describes old pictures in audio tapes she’s made short time before she died, contemplating to send them to Imogen, a young woman the family hardly knows and has no news since long ago.

 We can understand the curiosity which is becoming even greedy, that animates Gill and her daughters, as they listen to the tapes and to the story of this part of their family they ignore.

Between the fifties and nowadays, half a century of unspoken words, hidden sadness, and a lot of regrets.

A wonderful and moving book.

Hence, I have happily procrastinated, letting me enjoying my readings.

Nevermind the lease, it can wait my return to the office…