Expérience inédite pour moi que cette envie irrépressible de découvrir un concerto de Beethoven au fil des pages d’un livre.

C’est ainsi que l’Archiduc est devenu un de mes concertos favoris de Beethoven.

Les mots d’Isabelle Hausser décrivaient si bien la douceur et la sensualité du piano, la mélancolie du violoncelle, la tristesse du violon…

Il fallait que je sache pourquoi mon homonyme aimait tant ces notes de musique, quelle était leur magie.

J’imaginais cette musique hivernale, qu’on écoute emmitouflée dans un plaid au coin du feu, un bon livre posé sur les genoux, l’esprit emporté au loin, porté par le génie de Beethoven. J’entendais le crépitement des flammes, je sentais l’odeur du bois qui brûle…

Ma lecture terminée, j’ai voulu savoir si l’Archiduc était aussi beau dans la réalité.

Et ce fut le cas.

Comme toutes les compositions pour piano de Beethoven, mon souffle s’arrête quand arrive l’Andante, ce chant des notes d’une pureté incroyable. Le temps est suspendu, le monde se calme, envahi par l’émotion que crée la beauté.

Ce n'est peut-être pas la pièce de ce compositeur la plus facile à découvrir, elle est moins éblouissante que le Concerto pour piano n° 5 , dit Empereur, mon préféré, cependant, elle mérite de figurer dans les incontournables du répertoire classique.

L’Archiduc de Ludwig van Beethoven, trio pour piano, violon et violoncelle Opus 97. (L'Andante : http://www.youtube.com/watch?v=tYwkmjrEApA)

Et ne manquez pas de découvrir La table des enfants d’Isabelle Hausser, un très beau roman, la recherche d’une mère, ses questionnements sur la vraie personnalité de sa fille tout juste décédée dans un accident de la route incompréhensible.

La Table des enfants