Au loin les Alpes

Une fois n'est pas coutume, nous avons délaissé les Alpes cette année, pour découvrir les forêts de sapins du Jura à Métabief.

Les paysages n'ont pas la beauté époustouflante des sommets alpins, mais une douceur se dégage des montagnes aux rondeurs apaisantes.

Les pistes n'ont pas les dénivelés vertigineux des 3 Vallées ou de Val d'Isère, mais de jolis tracés dans les sapins, tout pour réjouir les enfants qui ont apprécié ces balades à ski dans les forêts jurassiennes.

Sous un soleil radieux, nous avons savouré chaque descente dans une neige excellente, en s'offrant même le luxe de faire sa trace dans la poudreuse !

Héloquent en poudreuse

Peu de monde, pas de stress sur la piste, des conditions idéales pour se détendre en famille.

A Super Longevilles (2 téléskis !), nous avions pris l'habitude de déguster une crêpe au goûter, bien installés sur la terrasse ensoleillée du Flocon (seul bon restaurant d'altitude).

Mention spéciale à l'association Apach' Evasion qui fait découvrir les joies de la glisse aux personnes handicapées. Chapeau à tous les bénévoles. Epoustouflantes descentes en Dual Ski et jolis slaloms en Kart Ski pour le grand cousin Julian.

Côté station, il vaut mieux amener ses jeux de sociétés car l'après-ski n'est pas le point fort de la station !

Un cinéma, quelques restaurants, un bowling...

Petit sapin deviendra grand

Nouvelle expérience sportive aussi : le ski nordique. Cette fois, du côté de Mouthe (un des coins les plus froids de France), près de la source du Doubs, au Pré Poncet, un enchantement. Une forêt extraordinaire. J'avais rarement vu autant de neige, même si selon les dires des locaux il n'y en avait pas beaucoup !

Moi qui suis une inconditionnelle du ski alpin, j'ai découvert le plaisir de skier hors du temps, sans le bruit des remontées mécaniques, dans un décor de carte postale. Nous étions seuls ou presque (3 ou 4 skieurs croisés sur la piste) à tenter de maîtriser le skating sans grand succès ! Cela a l'air tellement facile mais quel sport épuisant ! Les descentes forcent l'humilité tant les gamelles étaient fréquentes !

La forêt enneigée

Moments merveilleux et fous-rires en pagaille !

Moments magiques lorsque apparaît un équipage de chiens de traineau d'une grande beauté, tout droit sorti de la carte postale.

Ce coin reculé nous a tous enchantés. Le lieu parait improbable : une ferme-auberge perdue dans l'immensité blanche d'une clairière, tenue par un franc-comtois aussi bourru que drôle et gentil.

La ferme de la Perruque

Il fait tout, la location de skis, de raquettes, de luges, et la restauration. C'est simple mais délicieux. Après des kilomètres à tenter sans succès de skier avec fluidité, nous avons dévoré une assiette du Montagnon, composée de comté, morbier, jambon cru et Rostï, un vrai délice, rien à voir avec tous ces restaurants d'altitude qui nous servent une cuisine de cantine.

L'assiette du Montagnon

Si vous passez par là, arrêtez vous à la ferme de la Perruque, datant du 18e siècle, et qui doit son nom à une bergère qui portait une perruque ! Un conseil, pour apprivoiser le propriétaire qui n'aime pas les citadins trop pressés, il vaut mieux arriver le sourire aux lèvres et avoir un bon sens de l'humour car il n'en manque pas !

Le fromage était tellement délicieux qu'à peine les skis rangés, nous avons filé à la fruitière de la Chapelle des Bois, pour faire le plein de Comté et de Morbier.

Nous avons essayé beaucoup de fruitières alentour, et celle de la Chapelle des Bois remporte la palme pour la saveur délicate de son Comté fruité. Même si nous préférons les vieux comtés de 30 mois et plus, celui-ci du haut de ses 10 mois a ravi les papilles. Autant l'avouer tout de suite, nous sommes de grands amateurs de Comté, et ce dès le plus jeune âge...

Un des plaisirs de ces vacances a donc été de tester plusieurs productions locales. Une bonne note a été décernée au Comté de 18 mois de la fruitière de Longevilles au Mont d'Or.

Autre petit plaisir, de savoureux yaourts aux fruits ou au caramel de la maison Maugain...

Yaourts Maugain

Des vacances sportives, calmes et revigorantes, c'est tout ce dont j'avais besoin pour pouvoir repartir, batteries rechargées, affronter le tourbillon du quotidien parisien.

Et plein de belles images de paysages enneigés et ensoleillés en tête pour oublier la grisaille d'un hiver pluvieux interminable.

Coeur